L’Imagier des jours

Un dessin par jour dans l’année 2009  Songes de la lune

Ce projet a commencé, par hasard, un 1er janvier 2009, jour gris et noyé de brouillard. Mon humeur était à l’image du jour, triste. Pour y mettre un peu de chaleur, j’ai voulu faire des gâteaux. Entreprise ratée ! Gâteaux brûlés ! Je me suis dit que, décidément, si même la farine « bio » me lâchait, c’était vraiment un jour perdu et qu’il ne me restait plus qu’à faire un dessin. Par dérision, j’ai dessiné les « traîtres », mon paquet de farine et celui des flocons d’avoine. Je me sentais mieux, 268 Porteur chat copieau moins il y avait maintenant quelque chose, là où, avant, il n’y avait rien. Le lendemain, le scénario s’est reproduit, jour de brouillard, solitude, odeur de brûlé. J’ai refait un dessin, une petite lanterne faite en Afrique avec des boîtes de conserves récupérées. Il y a, dans ce monde, plus démunis que moi… J’ai continué de dessiner tous les jours suivants et c’est vers la mi-janvier que j’ai décidé d’en faire un projet pour l’année entière.

A ce moment-là, c’est devenu un défi, surtout une promesse à tenir, une tâche quotidienne pendant 365 jours.

Promesse tenue.

Les dessins ont trois sources principales :256 Courges d'automne copie

  • L’imagination pure
  • L’illustration de mes lectures
  • Les « choses » quotidiennes, objets familiers, paysages, fleurs, saisons qui passent,
  • et quelques évènements internationaux.

Marie Galle

Quelques feuillets d’un chemin de vie.

Née, à Copenhague, d’un père français et d’une mère genevoise, je me suis familiarisée, dès mes premières années, avec plusieurs langues et pays, ce qui a peut-être favorisé une curiosité pour la diversité, ainsi qu’un caractère un peu nomade.
Après des études à l’École des Beaux Arts de Genève, je continue d’exercer plusieurs pratiques artistiques (peinture, dessin, gravure, illustration de livres, décors de théâtre de marionnettes, décoration de clavecins, tissage et fabrication de vêtements artisanaux etc.)
En 1981, l’École des Beaux Arts de Genève, où je fus étudiante, m’accueille comme professeur jusqu’en 2003.
Je vis et travaille actuellement à Cluny, surtout avec le dessin, la peinture et la gravure. Récemment, j’ai fait l’expérience du théâtre, avec la Compagnie 5 de Philippe Borrini, où j’ai créé les décors du spectacle « Rire jaune avec le diable » tout en y jouant comme comédienne.
J’ai le plaisir de savoir que quelques unes de mes peintures ont trouvé domicile, dans diverses collections privées, en France, en Suisse, en Angleterre, au Danemark et aux Etats-Unis.
Les thèmes qui me préoccupent et m’inspirent ont deux sources principales : le réel et l’imaginaire – soit la littérature, ainsi que le vaste monde de la mythologie, des légendes et des contes, pleins de sagesse sur la destinée humaine –  l’autre source étant le visage toujours renouvelé des choses dites « quotidiennes », objets familiers, « vies silencieuses », gens et animaux.

 « Il y a quelque chose d’inhumain dans ce monde exclusivement humain. Quelle politique fera place à l’extra-humain ? Le silence, les bêtes, la nature, la beauté des choses ? » Alain Finkielkraut